Créé le 18 avril 2012, le Parc national des Calanques est le 10°C parc national français et le premier à la fois terrestre, marin et périurbain d'Europe. Au sein de la Provence littorale calcaire, le cœur du Parc national qui s'étend sur les communes de Marseille, Cassis et La Ciotat, est connu dans le monde entier pour ses paysages sublimes, mais aussi pour sa biodiversité remarquable et ses richesses culturelles.
Au total, les espaces proposés en cœur de parc et pris en considération par l'État s'étendent sur environ 8300 hectares terrestres et 43500 hectares marins.
La proximité immédiate d'espaces naturels sauvages avec la deuxième ville de France est la caractéristique marquante de ce territoire. Les principales missions du Parc national sont de concilier la préservation des patrimoines naturels et culturels avec les activités humaines ; accueillir, informer et sensibiliser le public ; lutter contre les pollutions à terre et en mer. L'atteinte de ces objectifs repose avant tout sur des mesures de gestion, notamment la sensibilisation et une règlementation spéciale qui maintient la pratique de la très grande majorité des usages, avec l'aide de tous les partenaires du Parc national et en collaboration avec les habitants, les usagers et les professionnels du territoire.
Pour aujourd'hui et pour les générations futures, le Parc national des Calanques ambitionne que chacun puisse admirer, travailler et vivre durablement sur ce littoral exceptionnel, en harmonie avec la nature et son identité culturelle.
Les itinéraires proposés dans ce programme sont tous situés en cœur de Parc et soumis à sa règlementation :
- il est interdit de débarquer ou d'embarquer sur le littoral du cœur dans le cadre d'activités commerciales et notamment dans les calanques d'En Vau et de Morgiou, non aménagées pour cela et occasionnant une dégradation importante. Nous respectons cette interdiction et avons organisé les randonnées en conséquence.
- Il est interdit de fumer à toutes les périodes de l'année. En effet, les espaces naturels du cœur de parc sont très sensibles aux incendies.
- Il est important de bien suivre les pistes et sentiers pour ne pas déranger la faune et pour ne pas piétiner la flore.
Entre le 1er juin et le 30 septembre, l'information sur l'accès aux massifs est indiquée selon le risque incendie. Ainsi, pour protéger les promeneurs et les sites et selon les conditions météo, l'accès aux massifs peut être autorisé toute la journée (journée orange), uniquement le matin jusqu'à 11h (journée rouge) ou interdit toute la journée (journée noire). En dehors de ces périodes, le massif peut être interdit d'accès ponctuellement en fonction des conditions de sécheresse ou de vent.
La flore méditerranéenne des Calanques est très fragile. Il est important de bien suivre les sentiers et de respecter les recommandations locales pour la protection de cette zone, respect des animaux (ils sont chez eux) et des plantes que l'on ne cueille pas (une fleur arrachée ne repousse pas !), on rapporte tous ses détritus dans les containers prévus à cet effet.
LA CÔTE BLEUE
Située au nord de Marseille, il s’agit de la côte entre l’Estaque et Martigues. Hors de la zone du Parc National, cette zone est restée très sauvage et reste encore préservée du flot du tourisme de masse. Son charme réside dans la difficulté d’accès à ses innombrables petites criques, plages et anses qui bordent ses flancs. Elle reste célèbre dans la mémoire collective grâce à de grands cinéastes tels que Marcel Pagnol et Robert Guédiguan. Cette façade maritime est riche de son patrimoine, grâce à ses forts de défense et de surveillance (Fort de Niolon, Fort de Figuerolles) et à sa ligne de chemin de fer qui la parsème d’une flopée de viaducs et ouvrages d’arts bien intégrés au paysage. Mais la Côte Bleue, c’est aussi une zone riche de biodiversité, et gare aux baigneurs imprudents ! Ses plages sont bordées de galets et ses eaux peuplées d’oursins… Ceux-ci font la renommée des “oursinades” de Carry-le-Rouet et de Sausset-les-Pins durant le mois de février. En termes de flore, on peut citer notamment les herbiers de posidonie, espèces d’algues protégées qui servent de refuge à de nombreux poissons. Enfin, ce territoire de bord de mer est riche de ses habitants et de sa culture traditionnelle. On retrouve de nombreux cabanons de pêcheurs, nichés dans ses calanques, qui se transmettent en famille de génération en génération. On s’y retrouve aujourd’hui encore pour des fêtes en famille ou entre amis, un véritable art de vivre à la marseillaise : pétanque, sieste, cigales, apéros et galéjades (histoires à dormir debout) ...
La spécificité de la Côte Bleue, comme celle des calanques, réside dans son accès. Pour s’y rendre, il faut faire preuve de motivation, d’une bonne paire de chaussures, d’une embarcation, ou bien d’un billet de train ! Son fameux train régional permet de desservir grâce aux nombreux ponts et tunnels nombre de petites gares le long des plages. Ce chemin de fer qui date des années 1900 a été mis en œuvre par l’ingénieur Paul Séjourné. A pied, on peut accéder aux petites criques via le sentier du littoral ou GR51, appelé également le “sentier des Douaniers”.